Jeune personne handicapée cherche un emploi...

Un jour ou l’autre, les jeunes personnes en situation de handicap terminent leurs études et cherchent à faire leur place dans le monde du travail. Certaines d’entres elles poursuivent leurs études, mais la majorité opte plutôt pour une formation.

Au cours des démarches de recherche de formation, certaines questions s’imposent: de quelles possibilités les personnes handicapées en recherche de formation disposent-elles? de quel soutien peuvent-elles bénéficier lorsqu’elles ont trouvé une place de formation? Et qu’en est-il, lorsque leurs capacités ne sont pas toujours suffisantes pour se trouver un emploi dans le secteur privé?

Tout commence à l’école

En Suisse, les jeunes sont accompagnés dans leurs démarches de choix de carrière et de recherche d’apprentissage dès les années d’école. Les enseignants soutiennent ces processus, et, au cours de l’avant-dernière année de scolarité, les jeunes élèves peuvent s’adresser à un conseiller en orientation.

Bien qu’il soit tout à fait possible, même en situation de handicap, de dénicher une place d’apprentissage sans soutien supplémentaire, les bureaux d’orientation professionnelle sont souvent la référence principale. Si une situation d’invalidité nécessite un soutien supplémentaire ou qu’une formation dans le secteur de l’économie de marché ne soit pas possible, les bureaux d’orientation professionnelle de l’AI prennent alors la relève. Afin de bénéficier des services de l’AI, les assurés doivent s’adresser à l’office AI de leur canton respectif.

Les professionnels de l’AI accompagnent le processus de choix de carrière en milieu scolaire. Dans un premier temps, un conseiller en orientation aide l’élève à clarifier ses propres ressources, c’est-à-dire ses compétences, capacités, voire ses points faibles. «Souvent, après quatre ou cinq rencontres, le jeune réussit à identifier deux ou trois professions qui pourraient l’intéresser. L’élève peut alors aller jeter un coup d’œil dans ces professions», explique un conseiller AI de l’office de Berne.

La recherche peut commencer

Lorsque le jeune a trouvé ce qui l’intéresse, la recherche d’une place d’apprentissage peut commencer. «Dans l’économie de marché, il n’y a que peu de places d’apprentissage pour les jeunes en situation de handicap. Peu d’employeurs sont prêts à former des jeunes handicapés. La plupart des jeunes trouvent leur place grâce à leurs contacts», poursuit le conseiller. En particulier dans les domaines de l’informatique, de l’électronique ou du commerce, il est très difficile de trouver une place d’apprentissage. Dans les domaines protégés toutefois, il est relativement facile de dénicher une place d’apprentissage qui corresponde aux intérêts et compétences du jeune.

Dans le cas où l’assuré n’a pas encore de formation professionnelle, l’AI prend en charge les coûts qui résultent de la situation d’invalidité, tant dans le secteur de l’économie libre que dans les ateliers protégés.

Au cours de la période de formation, deux rencontres ont normalement lieu annuellement entre le jeune et son conseiller professionnel. Dans certains cas, lorsqu’un soutien supplémentaire est nécessité, un coaching au sein de l’entreprise peut être organisé. «Si une formation dans le secteur de l’économie de marché est possible, le soutien pédagogique nécessaire peut être pris en charge par l’AI, par exemple un soutien pour l’acquisition de stratégies d’apprentissage ou encore des cours supplémentaires de matières spécifiques», explique Daniela Aloisi de l’office AI de Zurich.

Pour les jeunes dont les capacités pour une formation dans le secteur libre ne sont pas suffisantes, certaines institutions spécialisées offrent aussi la possibilité d’acquérir de nombreuses formations. «Les jeunes y bénéficient d’un soutien socio-pédagogique supplémentaire en ce qui concerne les divers thèmes relatifs au handicap et à la formation. Lorsque l’institution ne se trouve pas à proximité du domicile du jeune handicapé, celui-ci peut aussi y demeurer pendant la semaine», poursuit Daniela Aloisi.

Persévérer !

Les conseils en matière de recherche d’emploi sont les mêmes pour tous les jeunes, en situation de handicap ou non: «Persévérer et ne pas baisser les bras! Il est tout à fait normal de rédiger entre 50 et 100 lettres de candidatures», explique le conseiller professionnel de Berne.

Une fois l’apprentissage complété, le conseiller AI doit accompagner l’assuré dans ses démarches de recherche d’emploi, tel que l’exige le règlement AI. Les jeunes sont accompagnés pendant plus de six mois. «Si ces démarches ne donnent pas de résultats positifs, notre engagement se termine et Pro Infirmis prend la relève», poursuit-il.

En Suisse, environ 25 000 jeunes entres 16 et 25 ans n’ont encore jamais travaillé. Les mesures de l’AI contribuent à réduire ces nombres.

Le choix de carrière et les démarches pour trouver une place d’apprentissage ne sont faciles pour personne, en situation de handicap ou non. La devise «quant on veut, on peut» s’applique ici tout particulièrement!

Texte: MHA/TMI
Traduction: MyH
Photo: pixelio.de, pqm

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