Burnout: en reconnaître les symptômes pour mieux le prévenir

Silhouette d’un homme assis et ciel bleu (Image: pixelio.de/Daniel Stricker)
Il est important de reconnaître les signes précurseurs et de savoir se détendre. (Image: pixelio.de/Daniel Stricker)

Burnout ou dépression?

On entend souvent dire que le burnout est un terme plus acceptable que dépression, syndrome d’épuisement ou trouble d’adaptation. C’est pourquoi on utilise ce terme pour presque chaque manifestation de troubles psychiques. La réalité est que plusieurs symptômes s’apparentent au burnout. Comment peut-on, par exemple, différencier entre un burnout et une dépression ?

En général, le burnout est associé à une surcharge de travail et à l’épuisement qui s’ensuit, tandis qu’une dépression affecte toutes les sphères de la vie sans aucune raison spécifique.

La dépression peut aussi être la conséquence d’un burnout en phase avancée qui n’a pas été traité, lorsque les problèmes touchant une sphère de la vie finissent par en affecter plus d’une. Ainsi, dès que les symptômes de dépression s’ajoutent au burnout, il n’est alors plus question de burnout, mais de dépression proprement dite.

Un burnout, s’il n’est pas traité, peut donc mener à une dépression, ou encore à des douleurs ressenties dans le corps sans aucune raison apparente.  

L’aboutissement d’un processus de développement

Tout comme une dépression peut être la conséquence d’un burnout qui n’a pas été traité, le burnout ne survient pas non plus d’un jour à l’autre. Certes, il peut se manifester d’une manière tout à fait inattendue, dans le cas, par exemple, d’un sentiment de vide ou d’épuisement total.

Le burnout n’est toutefois que l’aboutissement d’un long processus de développement.  Les étapes menant à un tel état sont très variées et peuvent comprendre, par exemple, une plus grande activité de travail pour une performance moindre, un sentiment d’agitation, d’abattement, de ne jamais avoir suffisamment de temps ou de négliger ses propres besoins, ou encore des craintes, des troubles du sommeil, un potentiel d’agressivité plus élevé, voire des troubles cardiaques ou d’hypertension, des migraines ou des bourdonnements dans les oreilles.

Si ces signes précurseurs sont ignorés et qu’un burnout s’ensuit, une guérison sans soutien thérapeutique est pratiquement impossible. Certes, il existe certaines mesures qui peuvent avoir un certain effet préventif et offrir, à court terme, un allègement de la situation, sans toutefois garantir une guérison.

De nombreuses personnes attendent très longtemps avant de demander une aide médicale ou encore d’admettre qu’ils font face à une grave maladie. Il peut être difficile d’admettre que l’on ait atteint ses limites, en plus d’avoir à reconnaître que l’on doive changer certaines habitudes de vie et possiblement envisager un avenir incertain.

Réagir à temps

La meilleure thérapie consiste bien sûr à ne pas laisser les symptômes se développer à ce point. Il s’agit de reconnaître les signes précurseurs et de réagir à temps.

Les possibilités sont aussi nombreuses que les symptômes eux-mêmes. Il faut, d’une part, réduire le stress, tout en améliorant sa gestion du temps et en sachant s’accorder des moments de détente:

  • évaluation régulière de ses objectifs, privés et professionnels
  • séparation de la vie privée et de la vie professionnelle
  • ne pas surcharger les loisirs, savoir aussi ne rien faire
  • savoir apprécier la tranquillité et s’ouvrir à un mode de vie plus contemplatif ou méditatif
  • entretenir les contacts sociaux
  • air frais, activités sportives
  • sommeil suffisant
  • alimentation saine
  • savoir gérer la consommation de produits addictifs tels que la cigarette ou l’alcool

Les employeurs doivent reconnaître leur responsabilité sociale

Les changements du monde du travail ne concernent pas que l’employé ; en effet, l’employeur doit aussi reconnaître sa responsabilité sociale. Il ne s’agit toutefois pas de forcer son employé à prendre sa santé en mains en lui offrant un abonnement au studio d’entraînement.

Ce qui est nécessaire, c’est une réelle gestion de la santé. Un tel concept ne peut réussir que s’il est intégré dans l’organisation au complet en plus d’être ancré dans la façon de gérer l’administration.

La gestion de la santé en milieu professionnel doit avoir pour objectif de maintenir ou d’améliorer la santé des employés et de l’entreprise en question ; il ne s’agit pas uniquement de réduire les absences, mais également de manifester l’appréciation envers les employés.

Pour réussir, toute entreprise a besoin de personnel sain, engagé et qualifié. Ici, il n’y a pas que la santé physique et psychique qui compte, mais aussi d’autres aspects tels que la motivation, la satisfaction ou une bonne ambiance de travail.

Texte: P. Gunti – 03/2011

Traduction: MyH - 10/2012

Bilder: pixelio.de / DAK

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