La réhabilitation post-accident

Les services de sauvetage assiste une victime d'un accident. (Photo: smedia/pixelio.de)
En fonction de la gravité de la situation, une personne victime d’un accident de la route peut avoir besoin d’aide pour surmonter cette expérience traumatisante. (Photo: smedia/pixelio.de)

Selon le registre des accidents de la route de l’Office fédéral des routes (OFROU), 1911 personnes ont été grièvement blessées au cours du premier semestre 2014 en Suisse, c’est-à-dire 182 de plus que l’année précédente à la même période. En fonction de la gravité de la situation, une personne victime d’un accident peut avoir besoin d’aide pour surmonter cette expérience traumatisante.

La réhabilitation post-accident s’adresse en premier lieu aux personnes qui, à la suite d’un accident, souffrent d’une limitation de capacités. Il peut s’agit de personnes victimes, voire responsables, d’un accident, ainsi que de témoins d’un accident ou de services de sauvetage. De tels événements éprouvants laissent des marques souvent difficiles à oublier.

Des séquelles souvent invisibles

Même si la personne victime d’un accident ne souffre, à première vue, d’aucune séquelle visible, les conséquences peuvent être plus graves que ce que l’on avait d’abord cru. Cela est particulièrement le cas lorsque le médecin n’a pu établir de diagnostique clair ou si le processus de guérison ne s’effectue pas de façon continue. Le patient donne l’impression de bien aller, et il n’est pas possible de constater de troubles liés au stress ou des séquelles non visibles extérieurement, par exemple dans le cas de douleurs.

Un homme en souffrance (Photo: Gerd Altmann / pixelio.de)
Même si la personne victime d’un accident ne souffre, à première vue, d’aucune séquelle visible, les conséquences peuvent être plus graves que ce que l’on avait d’abord cru. (Photo: Gerd Altmann / pixelio.de)

Maladie diffuse

Dans le cas de douleurs, les spécialistes parlent de «maladies et processus de guérison diffus». Simon Raeber, coach en réhabilitation, accompagne des personnes victimes d’accident et connaît ce type de douleur: «Il peut s’agit de divers types de douleurs chroniques ou de traumatismes crâniens, qui peuvent mener au burnout. Les personnes souffrant de troubles de l’anxiété, de troubles compulsifs, de dépression ou de traumas à la suite d’un événement grave présentent souvent de tels symptômes».

Une telle souffrance peut entraîner des conséquences très graves. Les amis, collègues ou partenaires ne reconnaissent plus la personne qu’ils croyaient connaître. Les tâches du quotidien deviennent un fardeau, les relations se dégradent, la personne est de plus en plus isolée.

La médecine conventionnelle n’a pas toutes les réponses

En cas de maladie diffuse, la médecine conventionnelle n’a pas toujours toutes les réponses. La plupart du temps, les médecins tentent d’identifier la douleur. En ce qui concerne les douleurs évoquées ci-dessus, cela n’est pas toujours possible. La situation peut parfois sembler sans issue; bien qu’il n’existe aucune solution universelle, diverses possibilités de thérapie se proposent toutefois.

La physiothérapie, l’ostéopathie ou le coaching personnel constituent certaines de ces possibilités.

Des pierres assemblées pour former un pont. (Photo: twinlili / pixelio.de)
Un accident peut laisser des séquelles invisibles mais qui ne sont pas sans effet sur le bien-être de la personne. (Photo: twinlili / pixelio.de)

Qui paie ?

L’assuré dispose du droit au traitement médical approprié des conséquences d’un accident, ou à un arrêt ou une réduction de travail. Le médecin effectuera les vérifications concernant la nécessité pour le patient de suivre une thérapie. Pour vérifier la prise en charge des coûts, l’assuré doit s’adresser à son assurance. En cas d’incapacité ou d’arrêt de travail prolongé, il faut s’informer auprès de l’office cantonal des assurances sociales (AI).

Amélioration en vue

Même si le processus de guérison peut être de longue durée et s’avérer éprouvant pour la personne concernée, les témoignages démontrent qu’il est possible de s’en sortir. 

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Vous trouverez également de nombreux articles à ce sujet dans notre section «Burnout».

Texte: S. Müller - 10/2012
Traduction: MyH – 10/2014
Photos: pixelio.de

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