Logement des aînés: à la recherche de nouvelles solutions

Un aide-soignant fait un pansement pour une dame âgée. (Photo: BARMER GEK)
La nécessité de bénéficier de soins n’exclut pas les formes d’habitation autonomes ou en communauté. (Photo: BARMER GEK)

En raison du vieillissement de la population, le nombre de personnes âgées et très âgées est en constante progression. Lorsque ces personnes perdent une certaine liberté de mouvement en raison d’un handicap ou d’une maladie, elles  nécessitent des soins, et leurs besoins doivent être pris en compte. Quels sont les principaux enjeux?

La population vieillit, et les personnes sont actives et autonomes de plus en plus longtemps. Tôt ou tard, cependant, une maladie ou un handicap peuvent survenir, ce qui souvent entraîne certaines restrictions au niveau de la mobilité. En ce sens, le thème du logement occupe une place centrale. Une grande majorité de ces personnes préfère rester dans leur domicile, dans leur cadre familier, et continuer à vivre en autonomie.

En Suisse, les services offerts par les organismes d’aide et de soins à domicile, tels que Spitex, sont conçus pour alléger le quotidien des personnes qui nécessitent des soins. Selon des données de l’Office des statistiques de 2011, trois quarts des clients étaient âgés de plus de 65 ans. Plus de la moitié des heures d’emploi ont été nécessitées auprès des plus de 80 ans, qui comptent pour 5% de la population suisse.

Logement des aînés : logement sans barrière

Ces chiffres révèlent que malgré un âge avancé, des problèmes de santé, des restrictions dus à l’âge ou à un handicap, les personnes âgées peuvent souvent continuer à demeurer dans leur cadre familier pendant longtemps.
Il arrive fréquemment que ces personnes demeurent très longtemps dans le même logement; par conséquent, ces logements ou immeubles sont souvent vieux et peu rénovés. Nombre de ces immeubles ne sont pas adaptés aux besoins des personnes âgées. Toutefois, l’accessibilité est une condition essentielle pour une vie en autonomie.

Les conditions minimales comportent:

  • Marches d’escalier: assainir et remettre à niveau, ou encore construire un ascenseur d’escaliers.
  • Seuil de porte: les différences de niveau dans le logement doivent être éliminées. La largeur des portes doit mesurer au minimum 80 cm.
  • Sol: installer un recouvrement antidérapant, supprimer les obstacles au sol, tels que tapis ou câbles.
  • Cuisine: maintenir en ordre et installer des éléments faciles à utiliser.
  • Salle de bain: installer des poignées de soutien près de la toilette, de la baignoire ou de la douche. S’assurer de suffisamment d’espace de manœuvre.
  • Eclairage: le logement doit être bien éclairé.
  • Portes: installer des commandes électriques pour l’ouverture des portes et un système d’interphone.

Il ne s’agit toutefois pas uniquement d’ajustements au niveau du logement. Le réseau social, l’infrastructure du voisinage, et l’offre en termes de services d’aide et de soins sont tout autant de facteurs qui contribuent à une meilleure accessibilité.

En plus de l’aide fournie par les proches, les services d’aide et de soins à domicile occupent un rôle très important, ainsi que les services d’aide au nettoyage ou au jardinage, ou encore le voisin qui va promener le chien.

Une sélection de recouvrements pour le sol tel que parquet, tapis, etc. (Martin Schemm/pixelio.de)
Des recouvrements de sol antidérapants font partie des exigences minimales. (Martin Schemm/pixelio.de)

Formes alternatives pour personnes âgées

S’il n’est plus possible pour une personne âgée de vivre en autonomie, en raison de contraintes liées à des problèmes de santé, ou tout simplement si elle ne le désire plus, d’autres possibilités s’offrent encore à elle. Au cours des dernières années, de nombreuses formes de logement ont été développées, offrant de nombreux services de soutien et d’accompagnement.

Location de chambre

Lorsque l’immeuble dispose de suffisamment d’espace, il est possible de louer une chambre à une tierce personne. Il peut s’agir par exemple d’un étudiant, qui prend en charge les achats ou le nettoyage du logement, ou qui offre des services de transport, en échange d’une réduction sur le loye

Coopérative d’habitation

Ce qui est profitable pour les étudiants peut l’être également pour les personnes âgées. Ainsi, chacun peut bénéficier de sa sphère privée tout en profitant d’une vie en communauté. Le recours à divers services tels que le nettoyage, les soins ou l’alimentation permet d’assurer une certaine autonomie.

Vie en communauté

En élargissant le concept de la vie en communauté, celle-ci peut aussi prendre place non seulement dans un appartement, mais également dans une maison multifamiliale ou multi-générationnelle. Un tel choix se fonde sur le principe de solidarité entre voisins, qui peuvent aussi être des amis ou de la parenté.

Nouvelles constructions compactes

La planification en bâtiments a permis le développement de quartiers résidentiels, qui tiennent compte à la fois d’un souhait pour davantage d’autonomie ainsi que d’une prise en charge globale. Divers services, tels que les services d’aide et de soins, permettent aux résidents de déterminer eux-mêmes leur degré d’autonomie. Les résidents disposent aussi de diverses offres, telles que restaurants, voyages, ou cliniques médicales.

Ces formes de logements ne pourront jamais être prises en considération par toutes les personnes âgées. Les exigences individuelles constituent également un important défi. Ce qui est certain, c’est que le besoin en termes de logements offrant diverses possibilités de rencontres, de sécurité, de services, etc., continue de croître.

Texte: Patrick Gunti – 03/2013
Traduction: MyH – 06/2014
Photos: BARMER GEK, pixelio.de

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