Le cancer, cause possible de handicap

De nombreux patients survivent grâce aux progrès effectués en termes de diagnostic et de traitements. La maladie et les traitements ne sont toutefois pas sans laisser de conséquences. (Photo: pixabay)

Après les maladies cardiovasculaires, le cancer est la deuxième cause de décès la plus fréquente. Le cancer et ses séquelles peuvent également être à l’origine d’une situation de handicap.

Le cancer est synonyme de souffrance, de maladie, de mort, et malgré tout cela, il fait en quelque sorte partie de notre quotidien. On peut ne pas être touché directement par le cancer, mais compter dans son entourage immédiat une ou plusieurs personnes atteintes d’un cancer ou qui en sont morts.

Plus de 100 types de cancer

Le cancer a beau être omniprésent, un diagnostic de cancer nous prend normalement de court, que l’on soit directement touché ou qu’un proche en soit atteint. Les hommes sont le plus fréquemment touchés par le cancer de la prostate, les femmes par le cancer du sein, mais les cancers du côlon, des poumons ou de la peau sont également très courants. A ce jour, plus de 100 différents types de cancer sont répertoriés ; en principe, chaque organe peut être atteint d’un cancer. Toutefois, la fréquence de ces cancers se distingue principalement en fonction de l’âge, du genre, de la région géographique, des habitudes alimentaires ou autres facteurs semblables.

Divers handicaps

Tous les cancers n’aboutissent pas à un décès, et chaque cancer se distingue par une évolution différente. Il en va de même pour les handicaps qui peuvent résulter d’un cancer.

Par exemple, dans le cas d’un cancer des os, il peut s’avérer nécessaire d’amputer une jambe. Une femme atteinte d’un cancer du sein ne peut toujours éviter de subir une mastectomie. Ou encore, dans le cas d’un cancer de l’intestin, une colostomie (anus artificiel) peut représenter la seule alternative.

D’importants progrès

En raison des progrès réalisés en matière de diagnostic et de traitements, de nombreuses personnes survivent désormais au cancer. Selon l’Institut Robert Koch (en Allemagne), plus de deux millions de personnes ont été atteintes du cancer il y a plus de vingt ans et y ont survécu. Cependant, nombre d’entre elles vivent avec un handicap, conséquence de la maladie ou des traitements associés.

Séquelles du cancer ou des traitements

Les séquelles ne sont pas toujours aussi manifestes que dans le cas d’une amputation ou d’une paralysie. Une personne sur trois souffre également des conséquences à long terme du cancer ou des traitements agressifs tels que la chimiothérapie ou la radiothérapie. Des organes tels que le cœur, les poumons ou les reins, mais aussi les nerfs, le système hormonal ou digestif, sont fréquemment touchés par des maladies associées, car ils ont été endommagés par les cytotoxiques associés à la chimiothérapie. Des faiblesses cardiaques, une fonction pulmonaire ou un système immunitaire affaiblis en sont souvent les conséquences.

Chez les femmes, on peut observer une ménopause précoce. Les patientes souffrent d’ostéoporose ou encore font l’expérience de douleurs dans les os ou de troubles de la sensibilité. L’apparition d’une seconde tumeur, dont l’évolution serait due au traitement initial ou à l’âge avancé du patient, n’est pas non plus à exclure.

De nombreux patients souffrent de dépression ou de fatigue chronique après avoir survécu à un cancer. (Photo: DAK/Wigger)

Fatigue chronique

Le traitement du cancer entraînant souvent un impact non négligeable sur les forces du patient, nombre d’entre eux souffre d’un état d’épuisement à long terme. Cette forme particulière d’épuisement est aussi connue sous le nom de syndrome de fatigue chronique.

La crainte de la récidive

Les conséquences psychosociales d’un cancer ne doivent en aucun cas être sous-estimées. En effet, la crainte d’une récidive fait souvent partie du quotidien des personnes concernées. Divers auteurs considèrent que des troubles mentaux apparaissent chez environ un tiers des patients. Des études démontrent que les risques de dépression sont beaucoup plus élevés chez les personnes ayant survécu à un cancer que dans la population générale.

Tandis qu’un plan détaillé de soins post-traitement peut être établi pour chaque type de cancer, une vision à long terme, qui tient compte des handicaps d’ordre physique ou psychique évoqués plus haut, ne s’installe que graduellement. Aujourd’hui, un nombre grandissant de chercheurs se penche sur l’influence mutuelle de la maladie, du soutien social et de l’activité physique sur la qualité de vie.

Texte: Patrick Gunti - 05/2013
Traduction: MyH
Photos: pixabay / DAK

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